Procédés de refroidissement écologiques (sans compresseurs)

(mise à jour du jeudi 16 juin 2011)

Il faut savoir que 15 % des émissions de CO2 dans le monde proviennent de la réfrigération! Les réfrigérateurs actuels (à compresseur et fluide frigorigène) consomment 1/3 de l’électricité d’un foyer, pour un rendement de 40 % environ. Le fluide qu’ils contiennent représente 8 % des émissions de gaz à effet de serre (référence : Science et Vie, 11/08, p. 91).

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La solution technique la plus évoluée est celle du climatiseur adiabatique par échange de chaleur à double flux, dont l’invention a été couronnée par l’attribution du prix ASERCOM-2004 du Rendement énergétique (ASERCOM Energy Efficiency Award 2004) à l'entreprise néerlandaise "Oxycom". La licence correspondante a été mise en application par l'entreprise allemande Kampmann dans l’échangeur «  Indoor 400 » représenté ci-dessous.

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Solutions statiques

Une application statique (sans aucun mouvement mécanique) est celle de l’effet thermo-ionique dans des semi-conducteurs. Elle est actuellement limitée au refroidissement de circuits électroniques.

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Un tel dispositif à l’état solide avait autrefois été commercialisé par l’entreprise américaine Eneco.

Un autre procédé statique, encore à l’état de recherche, fait en revanche appel à l’effet magnétocalorique découvert en 1881 par le physicien allemand Emil Warburg, avec un rendement théorique de 60 % (au lieu de 40 % pour les réfrigérateurs à compresseur). Les chercheurs obtiennent actuellement un rendement de 49 % avec une machine de 120 W à base de gadolinium, matériau rare qui sera sans doute remplacé par un alliage de fer-silicium-lanthane.

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